Des livres aimés version bibliothèque miniature...
Comment je m'y suis prise :
A partir d une photo 10X15 comme celle ci faite à partir d'un montage réalisé sur Picasa.
J'ai récupéré des pubs genre programmes culturels ayant une tranche plate et les ai coupées au dimensions des couvertures, en veillant qu'elles n'aient pas toutes les mêmes épaisseur comme en vrai pour en faire les pages et ensuite collé l'ensemble.
Pour l'anecdote, l'étagère qui les supporte est à l'origine destinée à recevoir les caractères d'imprimerie qui permettaient la lecture sur la tranche des livres. On reste dans le sujet !
"Pensez à un nom Laissez un nom commun vous venir à l’esprit. Écrivez-le.
Qu’il vous plaise ou non. Qu’il vous trahisse ou non. Écrivez-le.
Il est presque certain qu’un adjectif vous passera alors par la tête – pour qualifier ce nom arrivé par hasard. Cet adjectif-là, écrivez-le aussi. À la suite du nom. Ne le refusez pas. Cette place lui revient. Il fait fi de toute cohérence, de toute grâce ? Il est grotesque, banal ? Qu’importe ! Écrivez-le."
Intriguée par le fait que le chanteur du groupe Feu! Chatterton-que j'apprécie-ait écrit ce receuil de "poèmes minute", je l'ai lu et fait la découverte d' une poèsie hors des sentiers battus.
Parallèlement, "Le roitelet" de Jean François Beauchemin est venu se poser sur Le déversoir et "Le plâtrier siffleur" de Christian Bobin, conseillé par Arthur Teboul.
A propos de "Le roitelet" , un extrait de la critique de Marine Landrot de Télérama :
"D‘une beauté surannée, marquée de traces d’usure nacrées, comme sur un livre tant aimé transmis de mains en mains, la couverture tient ses promesses. Un oiseau saturé de blanc y prend son envol, le bec à la verticale, sur un fond vert d’une teinte inattendue, entre l’argile et le lichen. Trouver la force de s’élever, quoi qu’il arrive, où qu’on soit. Fendre le ciel de ses pensées, et se sentir léger malgré l’adversité. Voilà toute l’entreprise du narrateur, enveloppé dans le tissu des jours qui déclinent, la soixantaine venue. De temps à autre, son frère cadet schizophrène passe une tête dans le jardin, sur sa bicyclette. Ils s’échangent des paroles effilées, surgies du hasard, toujours justes.
A propos de du "Plâtrier siffleur"
« Les contemplatifs, quels qu'ils soient, peuvent être des poètes connus comme tels, mais ça peut être aussi un plâtrier en train de siffler comme un merle dans une pièce vide, ou une jeune femme qui pense à autre chose tout en repassant du linge. » Ce texte est issu d'une conversation dans la forêt. Il a pour auteur les sapins austères et les fougères lumineuses. Il y est question, mieux que dans un salon, de nos manières de vivre, c'est-à-dire de perdre. Le nom merveilleux de cette perte est la poésie - ou si l'on veut : l'humain. Christian Bobin
Gagnée par une espèce d'ivresse j'écris à celui qui m'a ouvert une porte que je n'avais pas encore poussée :
Trois livres empilés sur ma table de nuit.
Faut dire que c’est là que je lis le plus :
Le vôtre, Le roitelet* de Jean François Beauchemin et le plâtrier siffleur de C. Bobin, que je ne n’ai pas encore lu. Mais il me plaît de penser qu’ils communiquent pendant que je dors. L’idée m’est venue lorsque je lisais le roitelet. Pas possible autrement, la poésie semble les réunir...
*A mon tour de faire une citation :
« Les poètes le savent : recourir aux images est presque toujours un moyen de répondre non pas à une faiblesse de la pensée mais à une espèce d’insuffisance de celle-ci, qui compense alors en adjoignant aux mots l’émotion qu’elle avait choisi d’ignorer, je crois que pour toi comme pour moi, l’image de la soupe est à jamais l’image même de papa et de maman vivants ».
Longtemps que je n'avais pas posté de message : aujourd'hui est un jour particulier et j'ai envie de partager avec vous un texte que j'ai écris à propos du naufrage qui a fait 27 victimes ce jour là
24 novembre 2021
Toute ressemblance avec « Nuits et brouillards » est purement volontaire
Ils étaient des milliers depuis l’début d’l’année
Epuisés et tremblants, dans ces canots pourris
Qui déchiraient la nuit de leur peurs contenues
Ils étaient vingt-sept, qui périrent ce jour-là.
Ils espéraient l’Eldorado, n’étaient plus que des ombres
A la merci d’ la mer hostile et des passeurs
Qui gagnant d’la place, les allégeaient de leurs gilets
Et comptaient sur les corps à l’eau tombés.
Ils en ont traversé des pays, avant d’arriver épuisés
Et devenir naufragés de ces traversées
Ils s’appelaient Rezhwan, Maryam ou Hassan
Certains étaient afghans, irakiens, iraniens…
Enfin on sait qui ils étaient, ceux du 24 novembre
Enfin, presque tous identifiés
Notre regard change quand ils ne sont plus que des nombres
C’est un peu comme si on les connaissait
Et l’on se dit qu’on ne peut s’habituer à cette inhumanité
Que cette situation à trop duré
Ne sommes-nous plus « tous frères » ?
Mais d’aucuns affrètent des bateaux pour aider les réfugiés…
C'était une longue pause de mon blog, là, je reprends en partageant avec vous une photo d'un cadeau fait main que m'a fait Thaïs, une de mes petites filles qui sait notre amour de la mer.
Pour cette année qui commence, je tiens à vous remercier des visites que vous faîtes ici et vous souhaiter une belle année.
Pas forcément de commentaires mais je vois qu'il y a du passage (d'aucunes reviennent régulièrement) et cela me suffit.
Cette carte, je l'ai réalisée à partir d'une vidéo de Shekina qui propose régulièrement des ateliers.
Pour celui-ci, il faut du papier calque de 150gr pour un bon résultat et une grille perforée (j'ai utilisé ma grille à pâtisserie Guy Demarle bien connue de certaines)
DIY - CARTE DE VOEUX 2018
Si vous êtes tentée (s) pensez )à passer ICI pour voir ce dont vous aurez besoin